Archives de Tag: Lennon

Dinde froide de Noël

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Crise oblige, cette année, la dinde de Noël se mangera froide.

TF1 se charge pour sa part de gâcher définitivement le réveillon : la chaîne du copain du nain, rebétonnée par la pub,  a en effet annoncé qu’elle «ne diffusera pas la messe de minuit le 24 décembre au soir, mais proposera à la place le concert de Michel Sardou donné en 2005 au Palais des sports de Paris qui succédera au Grand bêtiser de Noël ».

Indigestion et nausées garanties.

Face à ce supplice, que reste-il à faire sinon enfoncer le dernier clou de ce cercueil en sapin et célébrer ce dernier Noël capitaliste, autour d’une dinde froide en compagnie du Plastic Ono Band avec qui Lennon signe son meilleur single, Cold Turkey, publié il y a tout juste 40 ans, et Big Boy Pete, auteur lui aussi (en 1966) d’un Cold Turkey psyché et halluciné au dernier degré.

Sueurs froides et frissons garantis.

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Ceci n’est pas un Magritte

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Ceci est un McGritt.
Je m’explique : ne perdant jamais une occasion de parler des Beatles (on en parlera jamais assez), je récidive aujourd’hui 21 novembre 2008, date anniversaire de René Magritte, né il y a exactement 110 ans et mort en plein summer of love, en août 1967, un an avant le lancement d’Apple Corps Ltd, la société d’édition des Beatles. Le rapport ? Amateur d’art, à la pointe de l’avant-garde, seul Beatle vivant à Londres quand les trois autres pantouflaient déjà dans les joies de la vie familiale dans leurs manoirs de la campagne anglaise, Paul McCartney possédait, entre autres, un tableau de Magritte dont il s’est inspiré pour concevoir le logo d’Apple.

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Pour ceux qui douteraient de l’avant-gardisme du Beatle Paul (« avant-garde » is the french word for « shit » » avait déclaré Lennon à l’époque), la lecture de la biographie que lui consacre Barry Miles, Paul McCartney, Many years from now, remet les pendules à l’heure en nous relatant quelques anecdotes telles le soutien actif de McCartney à l’ouverture de la librairie underground Indica par le même Miles. Le bassiste des Beatles y traina un jour de force Lennon qui, en novembre 1966, y fit la connaissance d’une artiste japonaise qu’il ne quittera plus…

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Si Apple Records fut un désastre financier à l’époque, le département marketing de la compagnie avait eu quelques idées pas dégeu. Comme par exemple, comble de la classe du Swinging London, des allumettes Apple Records avec lesquelles vous pouviez tranquillement allumer le clope de votre voisine assise au bar tout en surveillant distraitement l’heure sur votre montre-bracelet ornée du logo à la pomme. Ceci ne vous empêchant en rien de commander au barman quelques Dry Martini bien entendu.

ringoapple2 Conseil du jour : « an Apple a day, keeps the doctor away ». Un adage que Ringo a pris à la lettre et à pleines dents. Ringo Starr est immortel. CQFD.

PS : un aimable lecteur m’a donné les photos du tableau de Magritte ayant insprié Paul. En prime une photo de l’intéressé, tranquille à la maison avec la toile au mur.

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Peellaert, Rock’n’Rêves

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A travers la fenêtre d’un « deli » new-yorkais, assis côte à côte, Elvis, Lennon, Dylan, Jagger et Bowie, un peu las, le regard dans le vide. Cette brochette de rêve, c’est la célèbre couverture de Rock Dreams (1972), livre culte vendu à plus d’un million d’exemplaires. L’auteur de cette fresque est le dessinateur belge Guy Peellaert, décédé lundi à Paris à 74 ans.

peellaert-couv Auteur de BD pop et sexy dans les années 60 (Jodelle et Pravda, la Survireuse), de pochettes de vinyls pour les plus grandes stars des seventies (It’s Only Rock n’Roll des Stones, Diamond Dog pour Bowie) et d’affiches de film (Taxi Driver de Scorsese, Paris Texas de Wim Wenders), le nom de Guy Peellaert restera à jamais associé à ces « rêves de rock ». Dans ce livre, celui qui se qualifiait lui-même de « faiseur d’images » , utlise un mélange habile de dessins et de photomontages pour élaborer une série de tableaux fantasmagoriques mettant en scène les artistes rock. Des Beatles prenant le thé avec la Reine aux Stones pédophiles en uniforme nazi, en passant par Brian Wilson au piano au bord de la folie dans son bac à sable ou encore Dylan (Superstar Bob) en fourrure, calé à l’arrière d’un cab, les tableaux du dessinateur nous transportent dans un univers mythologique où se bousculent rêve et réalité. Avant d’aller rejoindre Brian Jones et Hendrix, Peelaert aura fixé à jamais dans nos mémoires ces icônes déglingues et autres allégories des tragédies du rock.

St Elvis priez pour lui.elvis_8082