Archives de Tag: Axelle Ropert

Il neige comme dans un film de Leo McCarey (ou de Douglas Sirk ou d’Axelle Ropert)

Les premières chutes de neiges me font penser à trois beaux films : Elle et Lui (An Affair to Remember – 1957) de Leo McCarey, Tout Ce Que Le Ciel Permet (All That Heaven Allows – 1955) de Douglas Sirk et La Famille Wolberg (2009) d’Axelle Ropert.

An Affair To Remember by Nat King Cole

La France des soldats inconnus

La France (2007) et ses soldats « qui se perdent dans les ombres de la victoire ». Un film de Serge Bozon, scénario d’Axelle Ropert, musique de Benjamin Esdraffo et Fugu.

> Gospel Lane, Robbie Curtice with Tom Payne.

Les secrets de la Famille Wolberg

La dernière fois que nous avions été autant ému au cinéma c’était lors d’une projection cet été de Imitation of Life de Douglas Sirk. Il était également question de famille, de secrets, de départ, de maladie. En revanche était absente la figure du père qui tient dans La Famille Wolberg d’Axelle Ropert, le rôle central. François Damiens campe magnifiquement ce personnage de père-maire qui s’occupe de ses administrés comme s’il s’agissait de sa propre famille. Famille qui d’ailleurs se désagrège peu à peu mais qu’il s’évertue, parfois maladroitement mais avec une sincérité désarmante, à maintenir unie. Dans ce mélodrame bouleversant et gai à la fois, on apprend que l’important n’est pas d’être « dans la vie » ou « à côté de la vie » mais de pouvoir passer de l’un à l’autre. Une définition du cinéma en somme.

> Remove This Doubt, extrait de la BO de La Famille Wolberg, Face B d’un 45 tours des Supremes et véritable mélodrame de poche.

> Love In The Open Air (première escapade en solo de Paul McCartney pour la BO du film The Family Way en 1966)

Cannes, l’avventura continue

Avventura_Antonioni_Vitti_Cannes

L’affiche du 62e Festival de Cannes est un montage réalisé à partir d’une image tirée de L’Avventura de Michelangelo Antonioni, prix spécial du Jury en 1960 (la palme d’or avait été attribuée à la Dolce Vita). A l’époque, le film fut sifflé par le public qui ne compris pas pourquoi, après la disparition de l’une des protagonistes, Anna, les recherches étaient si vite abandonnées. Si les spectateurs s’attendaient à voir un film policier, c’était raté. Georges Simenon, président du jury cette année-là, avait quant à lui eu la bonne idée de laisser Maigret au commissariat.

Cette mystérieuse femme sur l’affiche donc, c’est Monica Vitti, actrice-égérie d’Antonioni dont ont aurait tort de se contenter d’admirer le dos. La voici de face, superbe, dans le désert affectif de l’Avventura, « condamnée à vivre ».

Monica_Vitti

« Voilà un autre mythe qui tombe, cette illusion qu’il suffit de se connaître, de s’analyser minutieusement dans les plis les plus cachés de l’âme. Non, cela ne suffit pas. Chaque jour on vit l’avventura, que ce soit une aventure sentimentale, morale, idéologique. » (Michelangelo Antonioni)

Antonioni_Vitti_prix_Cannes

Enfin, dans la rubrique « les copains d’abord », voici nos souhaits pour cette 62e édition:
– un prix pour le réalisateur palestinien Elia Suleiman qui présente en compétition The Time That Remains, dans lequel il revient sur l’histoire de sa famille à Nazareth de 1948 à nos jours ;
– une récompense pour Axelle Ropert, sélectionnée dans la Quinzaine des réalisateur avec The Wolberg Family ;
– un triomphe pour Montparnasse de Mikhaël Hers qui devrait mettre tout le monde d’accord grâce à la contribution de la fratrie Regnier avec dans l’ordre Jérémie Regnier (tête pensante de Haussmann Tree et du New Government – liens dans la colonne de droite) qui en a signé la musique et Timothée Regnier (alias Rover, en lien également) qui crève l’écran, fusse-t-il en béton armé.

Une avventura en famille en somme.