Peellaert, Rock’n’Rêves

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A travers la fenêtre d’un « deli » new-yorkais, assis côte à côte, Elvis, Lennon, Dylan, Jagger et Bowie, un peu las, le regard dans le vide. Cette brochette de rêve, c’est la célèbre couverture de Rock Dreams (1972), livre culte vendu à plus d’un million d’exemplaires. L’auteur de cette fresque est le dessinateur belge Guy Peellaert, décédé lundi à Paris à 74 ans.

peellaert-couv Auteur de BD pop et sexy dans les années 60 (Jodelle et Pravda, la Survireuse), de pochettes de vinyls pour les plus grandes stars des seventies (It’s Only Rock n’Roll des Stones, Diamond Dog pour Bowie) et d’affiches de film (Taxi Driver de Scorsese, Paris Texas de Wim Wenders), le nom de Guy Peellaert restera à jamais associé à ces « rêves de rock ». Dans ce livre, celui qui se qualifiait lui-même de « faiseur d’images » , utlise un mélange habile de dessins et de photomontages pour élaborer une série de tableaux fantasmagoriques mettant en scène les artistes rock. Des Beatles prenant le thé avec la Reine aux Stones pédophiles en uniforme nazi, en passant par Brian Wilson au piano au bord de la folie dans son bac à sable ou encore Dylan (Superstar Bob) en fourrure, calé à l’arrière d’un cab, les tableaux du dessinateur nous transportent dans un univers mythologique où se bousculent rêve et réalité. Avant d’aller rejoindre Brian Jones et Hendrix, Peelaert aura fixé à jamais dans nos mémoires ces icônes déglingues et autres allégories des tragédies du rock.

St Elvis priez pour lui.elvis_8082

4 réponses à “Peellaert, Rock’n’Rêves

  1. Je trouve que Dylan a un faux air de Pete Best, quad il est calé comme ça entre Lennon et Jagger…

  2. j’aime les coloris violacées dégueu…
    sur Dylan j’ai vu « Don’t look back » l’autre jour, de Pennbaker… Tu connais peut être la séquence de début…:

    :)

  3. @Stetoscope : un Pete Best écrasé par Lennon et Jagger, tous deux très jaloux de Dylan en même temps… !

    @Sei : si je connais Don’t Look Back ?! (point d’indignation). C’est le premier film que j’ai enregistré au magnétoscope sur Arte en 1991 !

  4. mea maxima culpa, Life. j’avais oublié à quel point tu étais musico-cinéphile. et toi au moins, tu possédais un magnetoscope en 1991, alors que je devais sans doute enregistrer mes premières K7 audio à partir de Radio Loustic pour les écouter ensuite sur mon walkman FisherPrice.

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