Archives mensuelles : novembre 2009

Perquisition de Noël

Bob Dylan : Here Comes Santa Claus

BADABOUM, un show Polystyrène TV

Polystyrène TV, c’est une télévision-vision en matériaux modernes visant en résumé à réviser les usures imprévisibles du désir télévisuel. C’est aussi, un tout-nouveau-tout-beau label-musical qui dévoilera au public son écurie de jeunes poulains fraichement signés lors d’un show télévisé en direct et en public le 27 novembre à La Loge (Paris 11e).

Au programme de cette soirée BADABOUM: news, interviews, débats, jeux, tombola, duplex (Kyoto, Japon). Avec, pour la première fois réunis sur scène, les artistes du label : Mandy (rock spatial), Marinette (chanson d’amours minimales), MayuMayu (chanson traditionnelle onirique (en japonais) à la sauce synthétique, depuis Kyoto), les Brushing Brothers (duo rock-pop ou disco-punk libano-français) et UNIT731 (poésie décapée illustrée). Avec (sous réserve) un invité exceptionnel : Skippy-le-kangourou, vrai maire de Paris et probable candidat à l’élection présidentielle de 2012. Et en clôture, un concert du PDG-sans-parachute : Monsieur Untel (love-songs en français), escorté de Stéphane Cochet, au Fender Rhodes.

Si vous aussi êtes bien décidés à en finir une bonne fois pour toute avec les chanteurs-pour-poney et la variété avariée qu’on nous sert à la louche, rendez-vous vendredi 27 novembre à La Loge. Badaboum.

Ecouter Polystyrène TV
Regarder Polystyrene TV

La Maison des Bois, le plus beau téléfilm du monde

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« La France est ma patrie… Je l’aime comme j’aime mon père et ma mère. Afin de lui prouver mon amour, je veux être un enfant laborieux et sage, pour être, quand je serai grand, un bon citoyen et un brave soldat ».

Il y a un siècle, en pleine Guerre mondiale, les élèves ne débattaient pas en classe de la question de l’identité nationale mais ânonnaient en chœur cette profession de foi du bon citoyen. On la retrouve dans une scène du premier épisode de La Maison des Bois, magnifique feuilleton en sept parties réalisé par Maurice Pialat pour la télévision en 1971.

Que la TV française ait donné à l’époque les moyens à un metteur en scène de réaliser un tel projet diffusé à une heure de grande écoute nous ferait presque regretter le temps de l’ORTF. Ici, pas d’intrigue mais une succession de moments vécus par quelques personnages à la campagne durant la Première Guerre mondiale. Trois jeunes garçons dont les pères sont au front, sont accueillis en pension par « Papa Albert », garde-chasse interprété avec humour et bonhommie par Pierre Doris, et « Maman Jeanne ». Les mères, à l’exception de celle du petit Hervé, viennent de Paris les visiter tous les dimanches. On croise également le marquis qui continue de lire assidument l’Action française, le cafetier fervent socialiste, Marcel le fils qui doit partir à la guerre, le sacristain qui force un peu sur le vin de messe.

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Au moyen de plans séquences de plusieurs minutes, inhabituels à la télévision, Pialat laisse tourner la caméra pour nous faire partager du temps avec les protagonistes et dresse une sorte de tableau impressionniste (la scène de pique-nique du 3e épisode). La guerre n’est évoquée que de loin, par des lettres venant du front, le passage par le village d’une colonne de soldats, Pialat préfèrant s’attarder sur les gamins jouer entre eux à d’imaginaires batailles de tranchées.

Le réalisateur signe là son film le plus tendre dans lequel, à l’instar d’un Balzac, il peint la vérité humaine avec ce qu’elle comporte à la fois d’innocence et de cruauté. La Maison des Bois est un véritable plaidoyer pour l’amour qu’il faut revoir de toute urgence, en DVD ou sur le site de l’INA.

Ecouter Trois beaux oiseaux de paradis de Maurice Ravel, bande sonore du générique du film.

La mort de Jacno, c’est de la merde

Jacno est mort aujourd’hui. Ça pue.
La mort, comme Le Sport, dernier titre de Jacno, c’est de la merde.

> Les Nuits de la Pleine Lune, BO du film d’Eric Rohmer, 1984.

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Tristes tropiques

Claude Levi Strauss

On vient d’apprendre la mort de Claude Lévi-Strauss survenue le week-end dernier. A l’occasion de ses 100 ans, nous avions parlé ici de cet immense penseur et de sa contribution à la compréhension et à l’acceptation de l’Autre dans son altérité et sa diversité. En plein débat sur l’identité nationale, cette disparition doit être l’occasion de puiser dans la pensée de cet homme illustre pour lutter fermement contre la dérive populiste et nationaliste du gouvernement français actuel.

Identité nationale socialiste

Eric Besson Identité nationale

Avant de passer au labo pour déterminer si oui ou non nous sommes plus Français qu’Eric Besson, voici la leçon n°1 : apprendre à chanter la Marseillaise.

Un seul la connaissait intégralement : Lucien Ginsburg, ruskov qui porta la « yellow star » de sherrif durant l’Occupation. Avec lui, sifflons la Marseillaise.