Archives de Tag: Art

Qu’est ce que l’art, Jean-Luc Godard ?

cinema français crève sous les fausses légendes

« C’est le délire d’interprétation de la vie » avait écrit Louis Aragon dans un texte magnifique consacré à Pierrot le Fou.

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Marianne et Ferdinand
Ma ligne de chance

Wilde Woody

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« La vie n’imite pas l’art, elle imite la mauvaise télévision » (Woody Allen). Cette variation sur la célèbre citation d’Oscar Wilde selon qui « La vie imite l’art bien plus que l’art n’imite la vie » est un point de vue qui se défend tout autant.

« L’espèce humaine vit sous une sorte de régime d’empoisonnement interne – si je puis dire – et je pense au présent et au monde dans lequel je suis en train de finir mon existence. Ce n’est pas un monde que j’aime » avait déclaré le centenaire et plus que jamais lucide Claude Lévi-Strauss. Déclaration que l’on pourrait résumer par l’aphorisme cinématographique suivant : « Confier la Terre aux humains c’est comme confier un Western à Woody Allen ».

Le progrès technique assassine l’art !

Je vous prie à genoux de prendre le temps de suivre cette interview de Renoir par Rivette.

C’est fantastique que ce document existe et soit disponible.

Savourez !

Well Wells Welles !

Il y a 70 ans jour pour jour, le 30 octobre 1938, un jeune acteur de théâtre signe la mise en scène radiophonique de La Guerre des Mondes, un roman de science-fiction de son homonyme H. G. Wells qui raconte l’invasion de la Terre par les Martiens. La panique qui s’ensuivit est désormais aussi célèbre que celui qui en était à l’origine : Orson Welles.

Cet événement que l’on enseigne depuis dans les cours de communication pour démontrer « le pouvoir » de la radio ne serait en fait que… de la science-fiction ! Selon Pierre Lagrange, sociologue des sciences et auteur de La Guerre des mondes a-t-elle eu lieu ?, la véritable panique n’aurait pas débuté le soir de l’émission, mais le lendemain. En effet le programme avait été annoncé dans les journaux des semaines à l’avance. La véritable panique, c’est celle des médias et des intellectuels qui ont cru que tout à coup, les Américains avaient été submergés par une vague d’irrationalisme et qu’ils avaient pris au premier degré cette émission de radio, méprisant au passage les masses pour leur crédulité. C’est donc de la rumeur qu’il y aurait eu une panique ce soir là qu’il s’agit. Jour après jour, année après année, la rumeur va enfler jusqu’à atteindre des proportions grotesques.

Les médias, c’est connu, aiment bien parler d’eux-mêmes (voir le nombre d’émissions nombrilistes des médias sur les médias). Quelle meilleure opportunité alors pour démontrer leur immense pouvoir sur les masses que d’inventer un tel événement ? A l’heure ou les médias traditionnels ont perdu presque toute leur influence au profit du Web, un tel phénomène est intéressant à méditer.

Ce que révèle réellement cette histoire, c’est l’énomre talent d’un jeune homme de 23 ans qui se voit ouvrir les portes d’un Hollywood à ses pieds qui lui offre un pont d’or pour réaliser son premier film, Citizen Kane. Orson Welles terminera sa carrière comme il l’avait commencé : par un canular. S’il n’imaginait pas qu’il allait à ce point tromper le public en 1938, il le fera délibérément et génialement près de quarante ans plus tard dans son film-documentaire F For Fake (Vérités et Mensonges en VF) avec ce défi lancé aux spectateurs «Tout ce que vous verrez dans l’heure qui suit est absolument vrai »…

« L’art est un mensonge » disait Picasso, « … qui nous fait comprendre la vérité » avait ajouté Welles.