Archives de Tag: Rolling Stones

Les enfants de décembre (et tous les autres)

> She Said Yeah by the Rolling Stones
> Original version by Larry Williams

Photo couleur par Gered Mankowitz

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Saint Jean-Luc Godard

« Jean-Luc Godard deviendra-t-il plus populaire que le pape, donc juste un peu moins que les Beatles ? » (François Truffaut en 1967)

Mais c’est avec les Rolling Stones qu’il choisira de tourner un film, One+One, construit autour de la chanson… Sympathy For The Devil.

Andrew Loog Oldham, king of addvertisment

Il avait lancé le slogan un rien pervers « Would you let your daughter marry a Rolling Stone? » créant quasiment de toutes pièces l’image de bad guys de ses cinq protégés.

Andrew Loog Oldham, manager des Rolling Stones, récidive à l’occasion des fêtes de Noël 1963 en publiant dans l’un des plus célèbres hebdo musical anglais, le Record Mirror, la publicité ci-dessus, dans laquelle il souhaite un joyeux Noël aux « coiffeurs affamés et à leur famille ». La longueur des cheveux des Stones, pourtant encore très mesurée à cette époque, avait en effet fait réagir quelques mois plus tôt la corporation des coiffeurs britanniques qui s’était publiquement plainte qu’un tel laisser-aller capillaire influençait la jeunesse et que celle-ci finirait par ne plus aller se faire couper les tifs. Autrement dit, les Stones contribueraient à la ruine de toute une profession (le syndicat des marchands de cravates (sic) avait entamé une démarche similaire).

Pas rancunier et avec une élégance toute british, Oldham avait donc acheté des encarts dans les journaux pour souhaiter de bonnes fêtes aux merlans et à leur famille désormais sur la paille.

On aurait aimé que Mr Oldham fasse preuve d’autant de génie publicitaire lorsqu’il lança le magnifique premier album du jeune Duncan Browne, Give Me, Take You (1967). Au lieu de ça, son label Immediate étant empêtré dans des complications financières, il négligea totalement la promo du disque dont les exemplaires finir aussi sec au pilon avant qu’une réédition CD, il y a quelques années, nous rappelle le flair artistique incomparable de Oldham et le génie de Browne.

> Duncan Browne, On The Bombside (1967)

> The Force Five, Baby Let Your Hair Down (1966)

> The Rolling Stones, Prodigal Son (1969)

* Photo from Chained and Perfumed‘s Blog