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Les Hommes du Président


Le président aimerait-il tant le cinéma, comme il se plait à le faire croire, pour aujourd’hui parodier les films politiques américains des années Watergate ? Après Conversation Secrète, le voilà en train de tourner un remake des Hommes du Président, autre parano-movie des 70’s réalisé par Alan Pakula. Les « gorges profondes » n’ont en effet qu’à bien se tenir puisque Le Canard Enchainé révèle aujourd’hui que l’Elysée aurait monté une cellule pour surveiller les journalistes et leurs sources. Sacrée affiche donc avec Sarko dans le rôle de Tricky Dick et Edwy Plenel de Médiapart, notre Washington Post à nous, dans le rôle tenu en son temps par Robert Redford (qui a également joué dans L’Arnaque ou Le Candidat, autant de remakes sans doute en cours de pré-production dans les studios du 55 rue du Faubourg-Saint-Honoré). Sinon Pakula a également réalisé A Cause d’Un Assassinat (The Parallax View) dont il n’est fait état d’aucun remake. Pour l’instant.

> Thème des Hommes du Président, par David Shire, 1976

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Allo, président ? ORTF, j’écoute…

L’ORTF justement, on en parlait pas plus tard qu’hier

Source AFP : « Le patron de la communication gouvernementale, Thierry Saussez, a indiqué hier soir qu’il «réfléchissait à une émission gouvernementale à la télévision», qui pourrait être diffusée sur une chaîne de service public, pour expliquer les réformes. A côté de «la bouilloire médiatique» qui n’a «pas le temps d’ancrer un message (…) je suis là pour ancrer les messages, les réformes, les mesures dans la durée», a-t-il ajouté. »

Et nous, que pouvons-nous ajouter ? Que cela nous étonne qu’à moitié. Le premier président issu de la génération téloche avait certes annoncé en janvier qu’il avait l’intention de libérer la télé publique de la pub (pour, au passage, mieux refiler cette manne financière à ces copains de béton TV). Il avait ensuite justifié cette initiative le 19 février 2008 en déclarant que « la suppression de la publicité est (…) une question d’espérance démocratique, celle que doit constituer notre télévision publique, espérance d’une diversité, dans les programmes, dans les opinions, dans les talents, dans les modes d’expression ».

De la diversité il va y en avoir : bien calé dans le canaproute rouge de l’indécrottable Drucker, compagnon de vélo du président, un conseiller de Matignon fraichement débauché d’une grosse agence publicitaire nous livrera un explication de texte made in Elysée pour mieux nous faire avaler, entre la poire et le fromage, que notre pouvoir d’achat va encore baisser et que les pauvres n’ont qu’à se démerder.

« Tu es en train de te rapprocher du socialisme, bienvenue au club » a lancé Hugo Chavez à l’adresse de Sarkozy lorsque ce dernier a présenté son plan de lutte contre la crise financière. C’est un habitué de la télé qui le dit : comme son modèle Castro, Chavez tient l’antenne pendant plusieurs heures tous les dimanches (comme un Drucker en somme) dans son émission « Aló Presidente ». Je raccroche.

Cul-Cul Clan


« Guillaume Depardieu : la chagrin de son clan » titrait Paris Match cette semaine. J’ignorais que le regretté acteur fasse partie d’un clan… Lequel d’ailleurs ? Boyd ? Brodie ? MacGregor ? MacKenzie ? Stuart ? A moins que le journal ne fasse référence au clan Depardieu (on connaît l’amour paternel que Gérard avait pour Guillaume et inversement) comme on parle du clan Sarkozy (trois mariages et autant de divorces, coups et blessures sur celle qui n’a pas voté au second tour etc.) ou du clan Hallyday (no comment)… Ces familles déglingues façon puzzle seraient donc des clans (ou des tribus, c’est selon). A quand le clan Mimi Mathy (imaginez la photo) ? la tribu Doc Gyneco ? et le clan Bernard Laporte ? Quoique pour ce dernier, il semble qu’il fasse bien parti d’un clan, à la mode sicilienne celui-là.
Bref, cette habitude qu’a pris la presse de créer un univers (totalement fictif) autour d’une personnalité, de lui inventer une famille idéale (alors que ça flingue à tout va) est horripilante. Il suffit que la femme du président de la République ne ressemble pas à un cageot pour qu’elle se voit immédiatement comparée à Jackie Kennedy et donc sa famille au « clan Kennedy » qui pour le coup, en était bien un de clan. En France il n’y a pas de clan. Juste des coteries minables, ce qu’Oscar Wilde appelait « d’entreprenantes petites nullités ».