Archives de Tag: Paul McCartney

LLW 70 IF…

… Living Lennon Would be 70 If.
En 1969, les plus tordus des fans des Beatles cherchait des indices de la mort supposée de Paul McCartney. Sur la pochette d’Abbey Road, une Beatle VW est immatriculée « LMW 28 IF », combinaison immédiatement décryptée en « Living McCartney Would be 28 If (il n’était pas mort) ».

On aimerait bien chercher aujourd’hui des indices de la mort de John Lennon et donc du fait qu’il soit… toujours en vie. Pas de bol, John est bel et bien mort, le 8 décembre 1980 et aurait eu 70 ans aujourd’hui le 9/09 si…

L’une des toutes premières chansons composées par le duo McCartney / Lennon (ce dernier s’empressa dès le second album d’inverser l’ordre des noms) s’intitule One After 909. Elle ne sortira qu’en 1970, sur le dernier album des Beatles, manière sans doute de boucler la boucle. La chanson fait référence au chiffre 9 qui poursuivit Lennon toute sa vie comme il le raconte dans une interview à Playboy en 1980 : « That was something I wrote when I was about seventeen. I lived at 9 Newcastle Road. I was born on the 9th of October, the 9th month (sic). It’s just a number that follows me around, but, numerologically, apparently I’m a number 6 or a 3 or something, but it’s all part of 9. »

If.

> One After 909 (alternate)

Photo : David Bailey, 1965

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Going to London Town

Il Est Cinq Heures profite de sa traversée de la Manche pour régler sa montre sur l’heure de Big Ben et avouer l’une de ses petites faiblesses. Il s’agit de l’album des Wings London Town (1977) et particulièrement de la chanson titre, gratifiée ici d’un clip indigent, mal sapé, mal filmé, mal joué, mal foutu. Malgré cette faute de goût qu’on n’est pas près de pardonner au bassiste liverpoolien, on ne résiste pas à la mélodie made in Macca, limite indolente mais accrocheuse et à ses synthés cheapos. En pleine explosion punk, sortir un tel single relevait d’une posture véritablement… punk.

Les secrets de la Famille Wolberg

La dernière fois que nous avions été autant ému au cinéma c’était lors d’une projection cet été de Imitation of Life de Douglas Sirk. Il était également question de famille, de secrets, de départ, de maladie. En revanche était absente la figure du père qui tient dans La Famille Wolberg d’Axelle Ropert, le rôle central. François Damiens campe magnifiquement ce personnage de père-maire qui s’occupe de ses administrés comme s’il s’agissait de sa propre famille. Famille qui d’ailleurs se désagrège peu à peu mais qu’il s’évertue, parfois maladroitement mais avec une sincérité désarmante, à maintenir unie. Dans ce mélodrame bouleversant et gai à la fois, on apprend que l’important n’est pas d’être « dans la vie » ou « à côté de la vie » mais de pouvoir passer de l’un à l’autre. Une définition du cinéma en somme.

> Remove This Doubt, extrait de la BO de La Famille Wolberg, Face B d’un 45 tours des Supremes et véritable mélodrame de poche.

> Love In The Open Air (première escapade en solo de Paul McCartney pour la BO du film The Family Way en 1966)

Ceci n’est pas un Magritte

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Ceci est un McGritt.
Je m’explique : ne perdant jamais une occasion de parler des Beatles (on en parlera jamais assez), je récidive aujourd’hui 21 novembre 2008, date anniversaire de René Magritte, né il y a exactement 110 ans et mort en plein summer of love, en août 1967, un an avant le lancement d’Apple Corps Ltd, la société d’édition des Beatles. Le rapport ? Amateur d’art, à la pointe de l’avant-garde, seul Beatle vivant à Londres quand les trois autres pantouflaient déjà dans les joies de la vie familiale dans leurs manoirs de la campagne anglaise, Paul McCartney possédait, entre autres, un tableau de Magritte dont il s’est inspiré pour concevoir le logo d’Apple.

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Pour ceux qui douteraient de l’avant-gardisme du Beatle Paul (« avant-garde » is the french word for « shit » » avait déclaré Lennon à l’époque), la lecture de la biographie que lui consacre Barry Miles, Paul McCartney, Many years from now, remet les pendules à l’heure en nous relatant quelques anecdotes telles le soutien actif de McCartney à l’ouverture de la librairie underground Indica par le même Miles. Le bassiste des Beatles y traina un jour de force Lennon qui, en novembre 1966, y fit la connaissance d’une artiste japonaise qu’il ne quittera plus…

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Si Apple Records fut un désastre financier à l’époque, le département marketing de la compagnie avait eu quelques idées pas dégeu. Comme par exemple, comble de la classe du Swinging London, des allumettes Apple Records avec lesquelles vous pouviez tranquillement allumer le clope de votre voisine assise au bar tout en surveillant distraitement l’heure sur votre montre-bracelet ornée du logo à la pomme. Ceci ne vous empêchant en rien de commander au barman quelques Dry Martini bien entendu.

ringoapple2 Conseil du jour : « an Apple a day, keeps the doctor away ». Un adage que Ringo a pris à la lettre et à pleines dents. Ringo Starr est immortel. CQFD.

PS : un aimable lecteur m’a donné les photos du tableau de Magritte ayant insprié Paul. En prime une photo de l’intéressé, tranquille à la maison avec la toile au mur.

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