La solitude du coureur en colère

Alan Silittoe (1928-2010) l’un des « angry youn men » de la littérature anglaise est décédé il y a quelques jours. Il est, entre autres, l’auteur de The Lonliness Of The Long Distance Runner (La solitude du coureur de fond) paru en 1959 et qui raconte l’histoire de Colin Smith, un adolescent un peu délinquant, qui commet de temps en temps de petits délits, jusqu’à en faire un plus grand et être envoyé dans une maison de correction. Toute ressemblance avec un certain Antoine Doinel, dont les aventures débutent la même année, est purement fortuite. Quoique. Colin, comme Antoine dans la magnifique séquence finale des 400 Coups, court sans relâche pour échapper à une société qui le rejette. La course à pied comme métaphore de la survie.

En 1973, les Kinks, le plus anglais des groupes britannique, a enregistré une chanson intitulée Where Are They Now ? dans laquelle Ray Davies se souvient avec sa nostalgie chronique du temps des « angry young men ».

Where are all the angry young men now?
Where are all the angry young men now?
Barstow and Osborne, Waterhouse and Sillitoe,
Where on earth did they all go?
And where are all the protest songs?
Yes, where have all the angry young men gone.

« Le cinéma anglais n’exite pas » disait François Truffaut. Cela n’a cependant pas empêché Tony Richardson d’adapter The Lonliness Of The Long Distance Runner au cinéma en 1962.

> Belle and Sebastian : The Lonliness Of The Middle Distance Runner

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