Articles étiquettés ‘François Truffaut’
La leçon de violon
8, décembre 2009 · Laisser un commentaire
Catégories : Cinématographe
Tagué : Antoine Doinel, Antoine Duhamel, Christine Darbon, Claude Jade, Domicile Conjugal, François Truffaut, Jean-Pierre Léaud
Antoine, Colette, Jules, Jim et Adèle étaient en noir
21, octobre 2009 · Laisser un commentaire

Il y a 25 ans, le 21 octobre 1984, disparaissait François Truffaut à l’âge de 52 ans.
Que reste-il aujourd’hui du réalisateur des Quatre Cents Coups ? Vingt-et-un longs métrages bien sûr qui, au fil des années, sont tous devenus des classiques du cinéma mondial. Mais c’est sans doute son amour du cinéma et de son rapport à la vie qui reste aujourd’hui plus vivant que jamais. En dépit de ce qu’affirme Ferrand, le réalisateur dans La Nuit Américaine, qui affirme que “les films sont plus harmonieux que la vie”, Truffaut nous a appris à voir comment le cinéma cohabite avec la vie, comment l’un et l’autre s’assistent, se complètent mutuellement.
De tous les auteurs de la Nouvelle Vague, François Truffaut est sans conteste le plus sincère, le plus chaleureux, et, peut-être, le seul qui restera.
Grand Choral, La Nuit Américaine, Georges Delerue.

A noter la reparution de l’excellent article de Luc Moulet sur Truffaut, “La balance et le lien”, publié dans Piges Choisies (Capricci). Sinon, pour tout savoir et voir sur Truffaut, une seule source : Pearltrees.
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La crise du XXIe siècle selon Truffaut
29, mai 2009 · 7 commentaires

Invité pour le numéro d’août 1983 de La Quinzaine Littéraire à s’exprimer sur le thème “A partir de votre expérience, mais sans vous y cantonner, pourriez-vous nous exposer ce que représente pour vous l’idée que le monde actuel est en crise ?“ (déjà !), François Truffaut, rédigea un article extrêmement lucide et qui, 25 ans après, demeure d’une parfaite actualité. Le metteur en scène y dénonce la corruption du vocabulaire quotidien par les politiques et les pubards, déplorant qu’un mot essentiel tel que “sensibilité” soit totalement dévoyé. En voici les deux derniers paragraphes :
La crise, ce n’est pas seulement l’abondance des biens inutiles et la pénurie de la nourriture, c’est aussi la dégradation des sentiments et, de ce point de vue, même s’ils n’en sont pas uniques responsables, les politiques et les publicitaires contribuent à la crise par leur acharnement à corrompre le vocabulaire quotidien.
Le mot tendresse utilisé dans les slogans publicitaires est devenu odieux, donc inutilisable dans une conversation sincère. C’est la même chose pour le mot sensibilité, utilisé par les politiciens pour justifier leurs coups de Jarnac : « A l’intérieur de notre formation peuvent coexister des sensibilités différentes ». Pouah !
A cause de ces gens malfaisants et nuisibles, préparons-nous à vivre sans « tendresse » ni « sensibilité », endurcissons-nous et repoussons d’un geste ferme leur main tendue.
Pouah Séguéla !
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