Quand Scott Walker faisait n’importe quoi…

Auteur d’albums qui comptent parmi les plus beaux de la fin des années 1960, avec un carré d’as que sont Scott, Scott 2, Scott 3 et Scott 4, publiés entre 1967 et 1969, Scott Walker s’est ensuite égaré en commettant des albums qui frisent l’hérésie et constitués uniquement de reprises. Pour ensuite de disparaître pendant de longues années.

Comment l’auteur d’un titre aussi sublime que Plastic Palace People a-t-il pu retourner sa veste de vison pour ne laisser apparaître que sa doublure en polyester ultra cheap ? Pour les classiques, je vous laisse acheter les albums (vous pouvez jeter un œil ici, ici et ici pour un aperçu). Pour ce qui est de la période cheap, voici une petite sélection des quelques titres qui surnagent du naufrage, curiosités pour fans only, toujours à la limite du bon goût, sans jamais vraiment y tomber.

Pour commencer, deux titres issus de son album reprenant des thèmes de cinéma The Moviegoer (1972) : Speak Softly Love, une reprise improbable du thème du Parrain ; The Summer Knows, composition de Michel Legrand pour le film Summer 42 qui aurait pu figurer sur Scott 1, 2, ou 3. Puis deux titres extraits de son album Any Day Now (1973) : le premier est une composition du brésilien Caetano Veloso sur laquelle Scott Walker s’en sort pas mal alors que l’exercice était plutôt casse-gueule (l’originale ici) ; le second est une reprise assez honnête d’un classique Motown, si on fait l’impasse sur le solo de guitare final.

> Speak Softly Love
> The Summer Knows
> Maria Bethania
> Ain’t No Sunshine

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3 réponses à “Quand Scott Walker faisait n’importe quoi…

  1. Pingback: Contact « il est cinq heures

  2. Très bon, ce Scott.
    On se doute que Jay Jay Johanson ou Anthony and the Johnsons on du pas mal l’écouter, et Neil Hannon (the divine Comedy). Il y a un côté facile et coulant dans sa musique, à la Sinatra mais encore plus dilettante, j’adore.

  3. ilestcinqheures

    @ Stefan : les pilleurs de Scott Walker sont en effet nombreux et se divisent en deux groupes : les plus inspirés puisent dans ses albums des années 1960 et les plus ringards dans ceux des 70′s.
    Bien à vous.

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